Il était temps que je vous présente mon dernier boitier 35mm favori : le Nikon F100. Fabriqué entre 1999 et 2006, le boitier se situe dans la gamme semi-professionnelle des appareils Nikon argentique. Acquit en occasion au début du mois de Novembre 2018, j’aime beaucoup utiliser ce boitier. Je vais donc vous le présenter et vous donner mon avis sur ce bel objet !

Avant de lire cet article, je vous invite à regarder la vidéo. Les explications seront peut être plus claires et concrètes à l’oral qu’à l’écrit. Mais c’est à vous de voir ! 😉

Présentation fonctionnelle du Nikon F100

Commençons tout d’abord par un certain nombre d’éléments factuels. De manière générale, le Nikon F100 ressemble fortement à un boitier numérique moderne. En effet, beaucoup de ses fonctionnalités font de lui un boitier très perfectionné. Le positionnement des différents boutons et molettes ne sont pas sans rappeler les modèles récents de la marque Nippone.

Face avant

Au niveau de la face avant, on retrouve (de gauche à droite) :

  • Une molette de sélection secondaire
  • Un bouton de test de profondeur de champ
  • Un bouton pour retirer l’objectif
  • Un sélecteur 3 positions pour régler le mode d’autofocus
  • Un connecteur pour brancher une télécommande
  • Un connecteur pour brancher un flash

Partie droite

Lorsque vous tenez l’appareil comme si vous vouliez prendre une photo, la partie droite se compose :

  • Du sélecteur ON/OFF
  • D’un bouton « Mode » permettant de sélectionner le mode de prise de vue (Program / Priorité Ouverture / Vitesse / Mode manuel)
  • Le bouton de correction d’exposition
  • L’écran LCD avec toutes les informations de réglage de votre boitier
  • Une molette de sélection principale arrière
  • Un bouton « AF-ON » vous permettant de faire la mise au point par simple appui sur le bouton
  • Un bouton de verrouillage de l’exposition et/ou de la mise au point « AE-L / AF-L »
  • La molette de réglage des dioptries
  • Le sélecteur de mode de mesure d’exposition, situé à droite du pentaprisme.

Partie gauche

L’appareil toujours en position de prise de vue, les fonctionnalités à votre gauche sont concentrées au niveau de la grosse molette de réglage. Sur le dessus, on retrouve :

  • Un bouton de réglage des ISO
  • Le bouton de réglage de la synchronisation flash (1er rideau, 2nd rideau, synchro lente, …)
  • Un bouton nommé BKT et voulant signifier « Bracketing ». Ce dernier vous permet de réaliser plusieurs prises de vue à des expositions différentes afin de les assembler pour tirer le meilleur de chaque image. Pour de plus amples informations, je vous invite à regarder à vidéo ou à consulter la notice d’utilisation (p. 57 à 59).

Remarque : en appuyant simultanément sur le bouton BKT et le bouton de correction d’exposition, vous rembobinerez le film. Et ce, qu’il soit terminé ou non !

Partie gauche (la suite)

En poursuivant la découverte du boitier, vous remarquerez une molette. Cette dernière se débloque en pressant le petit ergot situé sur le côté de l’appareil. Tournez ensuite la molette pour sélectionner le mode d’avancement du film. En voici les options :

  • Multi-exposition : l’idée est que le film n’avance plus tant que ce mode est sélectionné. Ceci vous permet de réaliser des multi-expositions. Encore une fois, référez-vous au manuel pour avoir la procédure précise (p.60 et 61).
  • Modes S et C qui sont des avances « vue par vue » (S) et continues (C)
  • Le mode Cs qui est un mode C « ralenti » dans sa cadence d’image pour être plus silencieux
  • Le mode retardateur, un classique ! 😉

Deux petits boutons supplémentaires se situent juste sous la roue présentée ci-dessus :

L’arrière du boitier

Pour terminer le tour du boitier, vous trouverez à l’arrière du boitier :

  • Une molette de sélection de la zone d’autofocus : sélectif ou dynamique. La 2e option est un automatisme où votre appareil détecte automatiquement le sujet et le suit lorsqu’il bouge. A titre personnel, j’utilise toujours le mode sélectif qui consiste à utiliser les bons vieux collimateurs du boitier.
  • Une autre molette de sélection du collimateur est d’ailleurs située à droite. Dorénavant, je la verrouille grâce au loquet situé juste en dessous car mon nez à tendance à venir appuyer dessus lorsque je place mon oeil devant le viseur.

Précisions supplémentaires

Pour terminer proprement cet revue technique, sachez que le chargement / déchargement de la pellicule est très similaire voire identique à la procédure du Nikon F801s. Je vous invite donc à aller consulter la vidéo en question si vous désirez connaitre la procédure.

Vous aurez également remarqué que je dispose du boitier et d’un de ses accessoires : le générateur d’alimentation haute vitesse MB-15. Grosso modo, c’est une batterie qui fait également office de poignée pour apporter plus de confort lorsqu’on shoote en portrait. Un supplément d’autonomie est également apporté par cet élément.

Mon avis sur le Nikon F100

Commençons déjà par vous raconter ce qui a motivé la décision de cet achat. Initialement, je possède un Nikon F801s. Ce dernier est très bien mais son autofocus a le don de m’énerver. Il est en effet assez peu précis et pas vraiment rapide.

J’ai eu l’occasion un jour de tester le Nikon F100 et la première chose qui m’a frappée, ce sont la rapidité et la précision de son système d’autofocus. Rien que le test de cette caractéristique technique a déclenché en moi une envie frénétique d’aller regarder si des modèles étaient disponibles en occasion. En très peu de temps, je me suis donc procuré ce boitier (avec sa batterie et un 50mm f/1.8 série E) pour 250 euros sur Le Bon Coin.

L’intérêt pour moi est de gagner en réactivité lorsque je suis en reportage personnel en professionnel.

En plus de cela, j’améliore légèrement l’ergonomie par rapport au Nikon F801s (viseur sensiblement identique mais poignée plus confortable).

Un autre point particulièrement intéressant soulevé par François dans les commentaires de la vidéo sur YouTube, c’est la compatibilité avec les objectifs G de la marque, sans bague de diaphragme. Ceci donne potentiellement accès à des objectifs conçus à l’ère du numérique et donc plus performants (AF plus silencieux, meilleures performances à pleine ouverture et parfois même, la stabilisation). Merci encore François pour cette remarque ! 😉

Le mot de la fin

A mon avis, ce boitier est vraiment idéal pour quelqu’un qui voudrait découvrir l’argentique en mettant un peu de sous pour conserver quelques fonctionnalités qu’il (elle) à l’habitude d’avoir en numérique. L’appareil est fiable, de très bonne facture et reste moins cher que les boitiers F5 et F6. En somme, un bon compromis assez facile à se procurer !

N’hésitez pas à partager cet article si il vous a été utile et à me poser vos questions en commentaires. Je vous laisse aussi consulter mon compte Instagram pour avoir quelques exemples d’images réalisées avec ce boitier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

facilisis id, venenatis, ut et, adipiscing at Lorem dictum dolor