Cet article est le 2e d’une série sur ma façon de scanner mes pellicules. Si vous voulez commencer par le début, je vous invite à consulter cet article où je présente le placement de mes négatifs sur le scanner. Aujourd’hui, on va parler du traitement des négatifs noir et blanc d’un point de vue logiciel. Je vous présenterai l’outil Epson Scan et vous montrerai les ajustements que j’applique pour scanner correctement mes négatifs noir et blanc.

Epson Scan

Lorsque j’ai commencé à utiliser mon scanner Epson V600, j’ai cherché des logiciels compatibles pour me permettre de scanner mes images. Le premier choix logique était de se tourner vers le logiciel du fabriquant nommé Epson Scan. Il a l’avantage d’être gratuit et de se trouver très facilement pour tous les modèles de scanners de la marque, pour n’importe quelle plateforme (Mac, PC).

Le logiciel Epson Scan se trouve facilement, sur le site d'Epson par exemple ! ;)
Le logiciel Epson Scan se trouve facilement, sur le site d’Epson par exemple ! 😉

Bien qu’il ne soit pas parfait (j’y consacrerai un autre article), Epson Scan reste un logiciel tout à fait correct selon moi pour quelqu’un qui voudrait commencer à se faire la main.

Première étape : réglage des premiers paramètres

La première étape du processus consiste à régler les premiers paramètres de numérisation :

  • Dans le menu « Type de document« , choisissez « Film » pour scanner des supports transparents (des négatifs en l’occurrence),
  • Dans « Type de film« , choisissez « Film négatif monochrome » pour scanner des films Noir et Blanc,
Les premières options / réglages du logiciel
Les premières options / réglages du logiciel
  • Au niveau de la partie « Destination« , sélectionnez « 8-Bits Gris » ou « 16-bits Gris ». C’est à vous de voir quelle qualité vous souhaitez. Personnellement, je choisis de scanner en 16 bits pour avoir le plus d’informations possibles et des nuances plus importantes,
  • Au niveau de la résolution, je reste systématiquement sur 2400ppp. D’après ce que j’ai pu lire à droite à gauche, monter au-dessus n’est pas très utile. D’ailleurs, je crois même que certaines personnes ne montent pas au dessus de 1600ppp. A vous de voir le réglage qui vous convient selon l’usage que vous aurez de votre scan.

Deuxième étape : réglage des seconds paramètres (la suite quoi !)

Occultons pour l’instant les icônes d’ajustements pour nous concentrer sur les options que vous pouvez cocher juste avant de cliquer sur « Aperçu » ou « Numériser » :

  • Netteté : sans surprise, cette option vous permet de rajouter de la netteté lors du scan. A titre perso, je laisse toujours l’option cochée par habitude mais je n’ai pas vraiment vu de différence notable étant donné que je rajoute de la netteté sur Lightroom par la suite.
  • Réduction du grain : cette option n’est jamais cochée chez moi car je ne veux surtout pas atténuer le grain de l’image. Sinon, pourquoi shooter en argentique ?
  • Restauration de la couleur : nous en reparlons dans l’article dédié au scan de la couleur.
  • Correction du rétroéclairage : encore une option que je n’utilise pas. Pour avoir testé le « sans » / « avec », je constate simplement que ce réglage joue sur la luminosité et le contraste, des paramètres qu’on va ajuster par la suite. Aucun intérêt pour moi donc ! 😉
La 2e partie des options
La 2e partie des options
  • Dépoussiérage : il fut un temps où mes négatifs étaient sales et où j’utilisais cette option. Le problème, c’est qu’il faut quand même repasser derrière pour corriger les poussières non traitées par le logiciel, voire corriger ses erreurs. Je préfère donc nettoyer proprement mes négatifs dès le départ et rattraper les résidus de poussière en post-traitement.
  • Digital ICE Technology : Idem que pour le dépoussiérage, cette option ne me donne pas de résultats satisfaisant donc je la décoche et je traite les poussières et rayures au post-traitement.

La fenêtre « Aperçu »

Pour prévisualiser vos images, cliquez sur « Aperçu« . Le scanner va alors travailler et au bout de 15-20 secondes, ouvre une fenêtre avec l’aperçu de vos images. C’est à partir de cette fenêtre que vous allez pouvoir réaliser vos ajustements.

Aperçu des images en mode miniature
Aperçu des images en mode miniature

Outre les fonctions de visionnage et de sélection de cette fenêtre que je détaille dans la vidéo, vous trouverez 2 modes de visualisation :

  • Le mode « Miniature » (par défaut) : si vous utilisez un patron en plastique, le scanner devrait reconnaitre de lui même les bonnes dimensions de la photo. Dans ce cas, les images s’affichent automatiquement et vous n’avez plus qu’à réaliser vos ajustements,
  • Le mode « Normal » : devient intéressant si la reconnaissance automatique des images se plante ou si vous scannez sans patrons (avec la plaque en verre par exemple). Dans ce cas, il faudra vous même définir la zone de chaque image. Je vous renvoie à la vidéo pour la démonstration.
Aperçu des images en mode normal
Aperçu des images en mode normal

Les ajustements

Vous trouverez plusieurs outils qui vous permettent de réaliser des ajustements au niveau du scan. Pour les pellicules Noir et Blanc, on va principalement se concentrer sur la luminosité, le contraste et les niveaux d’exposition. Parmi tous les outils disponible, je n’utilise plus que « Ajustement de l’histogramme« . C’est pour moi l’outil le plus précis et le plus efficace lorsqu’on sait comment il fonctionne. Encore une fois, je vous renvoie vers la vidéo où mon explication sera plus pertinente qu’à l’écrit.

Ajustement de l'histogramme, mon outil préféré
Ajustement de l’histogramme, mon outil préféré

La numérisation

Une fois vos ajustements réalisés, vous devrez cliquer sur l’icône en bas à droite, à côté du bouton « Numériser ». Cela vous ouvrira une fenêtre pour choisir l’emplacement de sortie (où le fichier va être enregistré), le nom du fichier ou du groupe de fichiers et enfin le format de l’image.

Pour l’emplacement et le nommage, chacun sa méthode d’organisation. Pour ma part, je crée un dossier correspondant au format de pellicule et au numéro de pellicule pour qu’il corresponde à mon classement « physique ». Je renomme tous les fichiers scannés de la même manière pour m’y retrouver.

La fenêtre d'export du logiciel avant numérisation
La fenêtre d’export du logiciel avant numérisation

Pour ce qui est du format de fichier, je n’ai pas fait un comparatif exact pour vous dire quel est le meilleur à utiliser. Néanmoins, je dirais que le JPEG suffit dans la grande majorité des cas et que vous ne verrez probablement pas la différence entre un TIFF et un JPEG. Maintenant, si comme moi, vous commencez à vouloir avoir le maximum de possibilités en post-traitement, vous pouvez choisir le TIFF. Attention cependant : le poids du fichier est beaucoup plus important en TIFF qu’en JPEG ! A vous de voir ce qui compte le plus pour vous ! 🙂

Le mot de la fin

Une fois que mes négatifs sont numérisés, je les ouvre sur Lightroom et je les traite comme si je traitais un fichier brut en numérique. J’exporte ensuite le tout pour avoir une image finalisée. Ceci clôture le 2e opus de la série. J’espère qu’il vous a été utile et je vous invite à ne pas louper le(s) suivant(s) si la thématique vous intéresse ! 😉

1 commentaire sur “[ARGENTIQUE] Comment scanner ses pellicules ? (part. 2) Noir et Blanc et Epson Scan”

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