L’autre jour, je me baladais sur des groupes Facebook argentique. Je suis alors tombé sur un post demandant quels étaient les effets des rayons X sur les pellicules argentiques. Suite à la discussion qui a suivi, je me suis intéressé aux ressources qui existaient. En voici une synthèse qui pourrait vous servir si vous devez soumettre votre sac photo aux rayons X lors d’un contrôle de sécurité.

Précision n°1 : sachez que tout ce que je vais dire dans cet article n’est valable que pour des négatifs non développés (exposés ou pas).

Précision n°2 : à la fin de l’article, je vous mettrai les sources sur lesquelles je me suis basé pour écrire afin que vous puissiez vous aussi vous faire votre avis.

Les machines utilisées dans les aéroports

Il faut savoir qu’il existe 2 types / familles de machines à rayon X dans les aéroports. L’une est utilisée pour inspecter les bagages à main (appareil radioscopique classique) tandis que l’autre est utilisée pour les bagages en soute (appareil automatique type EDS / tomographe). Ces 2 machines diffèrent par le « mode de scan », et surtout la puissance des rayons employés. Ainsi, lorsqu’un bagage en soute est inspecté, il va recevoir une puissance plus importante de rayons X. Mettre ses pellicules dans un bagage en soute est donc à proscrire ! La technologie de ce genre de machine va en plus créer un voile en forme de stries plus ou moins régulières sur votre négatif qui seront irrécupérables par la suite …

Le genre de machine qu'on retrouve souvent dans les aéroports ou les musées. Source : www.rapiscansystems.com
Le genre de machine qu’on retrouve souvent dans les aéroports ou les musées. Source : www.rapiscansystems.com

Notez aussi que les machines de contrôle de bagages à main qui sont dans les aéroports se trouvent également dans les endroits « sensibles » comme certains musées, monuments, institutions, etc.

Ai-je le droit de demander que mes films ne passent pas sous rayons X ?

Théoriquement oui vous pouvez. Aux Etats-Unis, la FAA (Federal Aviation Administration) autorise une fouille manuelle des films et équipements photographiques. Il suffit d’en faire la demande.

Logo de la FAA. Source : Wikipédia
Logo de la FAA. Source : Wikipédia

Néanmoins, il est possible que la douane ne vous octroie pas ce droit dans certains endroits du monde. Dans ce cas, vous serez obligé d’y passer.

Et si je dois quand même y passer ?

Si vous êtes dans l’obligation de passer vos pellicules sous une machine à rayon X, l’impact des rayons sur le film dépendra de leur sensibilité. Selon les différentes sources sur lesquelles je m’appuie pour écrire ces lignes, il semblerait qu’aucune dégradation n’est pas notable sur des films avec une sensibilité inférieure ou égale à 400 ISO. Au delà, c’est le nombre de passages sous les rayons X qui va déterminer si votre pellicule sera affectée ou pas.

Extrait de l'étude menée par la DGAC / STAC (lien en fin d'article)
Extrait de l’étude menée par la DGAC / STAC (lien en fin d’article)

On peut donc dire que si vous partez avec des pellicules « standard », vous ne risquez rien.

Précision n°3 : dans tout ce paragraphe, je pars du principe que les machines à rayon X sont correctement réglées. Une machine de radioscopie classique peut être mal réglée et finir par affecter vos films de basse sensibilité.

Quels sont les effets observables ?

Les effets sont multiples et je ne peux que vous présenter les exemples des autres. Selon les cas, vous pouvez obtenir des dominantes de couleur et/ou un voile plus ou moins marqués. Une hausse de la granularité du film est observable. Comme je le disais au début de l’article, il aussi est possible que des « motifs rayés » apparaissent sur vos films.

Pour avoir des exemples, je vous invite à consulter ce lien qui fournit quelques illustrations.

Mon expérience personnelle

De mon côté, je n’ai eu qu’une seule expérience d’exposition de films au rayons X. Lors de mon Road Trip aux USA, j’ai trimbalé un appareil jetable de 200 ISO pendant 3 mois. Autant vous dire que vu le nombre de contrôles, j’étais assez exposé au risque des rayons. Pourtant, il me semble que le rendu que j’obtiens est relativement correct, bien que granuleux.

Photo prise au bout d'un mois de voyage
Photo prise au bout d’un mois de voyage

Il est évident que d’autres paramètres rentrent en ligne de compte comme la « qualité » du boitier jetable ou les conditions à laquelle la pellicule a été soumise pendant 3 mois.

D’après ma toute petite expérience, je dirais qu’il faut quand même mieux limiter le nombre de passage sous les rayons X dans la mesure du possible. Je vous rappelle quand même que les effets des rayons X sont cumulatifs. Cela veut dire que plus vous faites de passages, plus le risque est élevé.

Photo prise à la fin du voyage, 3 mois après le départ !
Photo prise à la fin du voyage, 3 mois après le départ !

Sachez aussi que vous pouvez envoyer les films chez vous par un transporteur spécialisé (sous réserve de s’informer des conditions de transport). Une autre possibilité est de faire développer sur place, mais c’est tout de suite un peu plus contraignant si on veut tout faire soi même ou si vous changez souvent d’endroits.

Quelles conclusions j’appliquerai à l’avenir ?

En croisant les informations que j’ai pu réunir pour écrire cet article, j’en conclu plusieurs choses :

  • Toutes mes pellicules m’accompagnent dans mon bagage cabine.
  • Je ne pars jamais avec des pellicules de plus de 400 ISO en voyage.
  • Dès que je peux, j’évite de passer un contrôle au rayons X, même pour des films à basse sensibilité.
  • Si je fais un long voyage où les passages sont nombreux et / ou inévitables, je m’arrange pour envoyer mes films par un transporteur compétent.

Mes sources

Pour aller plus loin (et pour citer mes sources), voici les liens qui m’ont permis d’écrire cet article :

Les sources de la bannière :

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