Un jour, alors que je récupérais du matériel argentique d’un particulier sur Le Bon Coin, je me suis retrouvé avec 10 cartouches de pellicules Kodak Vericolor 3 (périmées). Longtemps restées au réfrigérateur car je ne développais pas encore de couleur, j’ai décidé récemment d’en sortir une pour la tester. Voici les résultats !

Petites précisions sur le matériel utilisé

Avant de vous montrer quoi que ce soit, je tiens à vous préciser quel matériel j’ai utilisé. Tout d’abord, la pellicule. Cette dernière périmait en Décembre 1993 mais avait été correctement conservée (selon les dires de mon vendeur). Lorsque je l’ai récupéré, elle a été conservée au frigo jusqu’à son utilisation.

La pellicule utilisée pour ce test : la Kodak Vericolor 3
La pellicule utilisée pour ce test : la Kodak Vericolor 3

J’ai développé avec un kit C-41 Tetenal classique. Même si les produits sont légèrement périmés et ont été conservés en solution diluée plus d’un mois dans ma salle de bain, j’ai testé leur efficacité sur un film dont je connais les résultats. Etant donné que je n’ai remarqué aucune différence notable, je me suis lancé.

Enfin, j’ai shooté avec mon Nikon F801s qui dispose d’une cellule intégrée. Les films ont été scannés avec une correction automatique par mon Epson V600.

Un grain très important

Ce qu’on peut remarquer d’emblée en scannant les négatifs c’est que le grain est très important. La pellicule a beau être conçue avec une sensibilité nominale de 160 ISO, le rendu est très bruité. Je pense que ce résultat est directement lié à l’âge de la pellicule puisque le développement s’est correctement déroulé et que je n’ai remarqué aucune anomalie à ce niveau.

Le grain est assez visible (version post-traitée sous Lightroom)
Le grain est assez visible (version post-traitée sous Lightroom)

Des teintes bleutées et une sous-exposition de certaines images

La 2e chose qu’on remarque, ce sont des teintes bleutées plus ou moins importantes sur certaines images. Très honnêtement, je n’ai pas compris d’où le problème pouvait venir … En procédant par élimination, la seule explication serait un virage colorimétrique de l’émulsion avec le temps.

La teinte bleutée est bien visible (version brute scannée)
La teinte bleutée est bien visible (version brute scannée)
La teinte bleutée corrigée pour avoir un rendu plus fidèle à la réalité (version post-traitée sous Lightroom)
La teinte bleutée corrigée pour avoir un rendu plus fidèle à la réalité (version post-traitée sous Lightroom)

Le 3e résultat que j’ai pu observer se situe au niveau de l’exposition.  En effet, certaines images présentent des sous-exposition. Initialement, je pensais encore une fois que c’était à cause du film. Finalement, après avoir réfléchi aux conditions de prise de vue, je me suis rendu compte que dans la plupart des cas, c’est la cellule de l’appareil qui avait dû mal réagir.

La sous-exposition de certaines images est sûrement liée à la cellule (version brute scannée)
La sous-exposition de certaines images est sûrement liée à la cellule (version brute scannée)

Les tâches et poussières

Cela ne m’arrive pas souvent, mais selon les pellicules, j’obtiens des traces plus ou moins prononcées à la surface du film après séchage. Ce problème est assez connu et témoigne d’un mauvais rinçage qui a laissé des traces de calcaire en général. Il faudrait que je refasse un rinçage en terminant par de l’eau déminéralisée pour limiter les effets du calcaire.

Les tâches et les poussières, toujours ... (version brute scannée)
Les tâches et les poussières, toujours … (version brute scannée)

Enfin, comme dans beaucoup de cas, on remarque des points ou des traits blancs. Ces derniers sont liés à des poussières mal évacuées lors du scan. Selon leur densité, il faut soit re-scanner le film concerné, soit utiliser un outil correcteur en post-traitement.

Le mot de la fin

Pour conclure sur cette expérience, je vous invite à me dire ce que vous pensez de mon interprétation des résultats. Vous aurez peut-être pensé à quelque chose qui m’a échappé qui sait ! 😉

A l’occasion, je recommencerai l’expérience pour voir si j’obtiens le même rendu. Cela me permettra d’affiner mes analyses. Toujours est-il que j’ai quand même obtenu des images avec un style très différent de d’habitude. Ce test m’a également permis de faire une vraie sortie photo de presque 3h, et ça fait du bien ! 😉

2 commentaires sur “Je shoote avec une pellicule périmée (Kodak Vericolor 3)”

    1. Salut !
      Merci pour tes compliments. Pour les bidons et le bac, je l’ai récupéré dans un lot argentique. A la base, c’est une cuve avec des bidons pour développer le papier.

      Mais franchement, tu peux trouver des équivalents tout à fait convenables dans le commerce : une bassine large et pas trop haute et pour les bidons, prends de préférence des bouteilles opaques et en plastique. A défaut, prends des bouteilles en plastique et conserve les à l’ombre de la lumière 😉

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