A force de trainer sur les forums, j’ai croisé l’information suivante : le film argentique réagit bien aux surexpositions. Un jour que j’avais une pellicule chargée, il me restait 4 vues avant de développer. J’en ai profité pour faire ce petit test dont je vous partage les résultats aujourd’hui.

Quels réglages et pourquoi ?

Tout d’abord, sachez que ce test a été réalisé avec un Mamiya 645 1000s posé sur trépied ainsi qu’une pellicule Ilford Delta 400. J’ai également utilisé une lumière artificielle continue pour éclairer mon sujet.

J’ai ensuite fait ma mise au point à environ 70cm et je me suis fié à la cellule intégrée de l’appareil pour obtenir un réglage témoin qui me donne une exposition correcte. Puis, j’ai réalisé 4 images en surexposant à chaque fois d’un Diaph / IL / Stop (rayez la mention inutile) par rapport à la prise précédente. Pour les prises 1 et 4, j’ai utilisé la fonction « miroir levé » pour en constater l’impact.

Voici donc les réglages de chaque prise de vue :

  • Photo 1 (témoin) : f/4 ; 1/60s (miroir levé)
  • Photo 2 : f/2.8 ; 1/60s
  • Photo 3 : f/2.8 ; 1/30s
  • Photo 4 : f/2.8 ; 1/15s (miroir levé)

Et les photos correspondantes :

Photo 1 (à gauche) et 2 (à droite)
Photo 1 (à gauche) et 2 (à droite)
Photo 3 (à gauche) et 4 (à droite)
Photo 3 (à gauche) et 4 (à droite)

Avant d’analyser les images dans la partie suivante, je tiens à préciser que ces images ont été scannées, importées dans Lightroom CC et directement exportées. Enfin, j’ai assemblé les images sur Photoshop CC pour pouvoir les comparer. Les images sont donc compressées 3 fois en JPEG mais je trouve les résultats acceptables.

Analyse des résultats

En ce qui concerne les résultats, je voudrais discuter quelques points techniques avant de parler de l’exposition à proprement parler. Lorsque je passe d’une ouverture de f/4 à une ouverture de f/2.8, on voit clairement que la profondeur de champ est extrêmement courte. En effet, sans changer la mise au point entre les vues, on remarque que la partie la plus nette est située au niveau des oreilles de la statuette.

Concernant la fonction « miroir levé », je note qu’il n’y a pas de différence notable quand on passe d’une vitesse de 1/60s (2) à 1/30s (3). Avec un peu de recul, j’aurais dû désactiver cette fonction pour la 4e image …

La différence entre une surexposition de 2 et 3 Diaph est infime
La différence entre une surexposition de 2 et 3 Diaph est infime

Enfin, si on regarde de plus près l’exposition de l’image, et plus particulièrement du sujet, on se rend compte qu’une surexposition de 3 Diaph impacte peu l’exposition finale. Bien sûr, à y regarder de plus près, on voit une image légèrement plus claire à mesure qu’on diminue le temps de pose. La pellicule réagit donc plutôt bien à une surexposition.

Conclusions

Même si ce petit test m’a coûté 4 vues, il reste intéressant de savoir ce qu’on peut faire avec une pellicule. En réalisant ma propre expérience, je me suis prouvé qu’un film argentique surexposé réagissait plutôt bien et que l’image résultant d’une surexposition restait exploitable.

Je pense que je referai ce genre de test sur d’autres films dans le but d’en apprendre plus sur leur flexibilité. Les pellicules réagissent-elles de la même manière à une sous/sur-exposition ? Y a-t-il des différences entre du Noir et Blanc et de la Couleur ? Cela va également me permettre de mieux tester les limites de mon appareil. Je pense principalement sur cette fonction « miroir levé » !

Dites-moi si cet article vous a appris des choses et partagez vos expériences dans les commentaires ! 😉

1 commentaire sur “Je surexpose une pellicule argentique !”

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