Gros carton de ces derniers jours au cinéma, Jurassic World connaît le meilleur démarrage de tous les temps au box-office mondial (510 millions de dollars en moins de 5 jours). Je me suis laissé tenter : voyons ce qu’il en est.

Une mécanique bien rodée

  Vous aurez sans doute compris que Jurassic World est ni plus ni moins qu’un redit de Jurassic Park, la trilogie incontournable qui a fait frissonner plus d’un spectateur. Passé cette étape, on est vite en mesure de comprendre que le scénario sera banal et très attendu : pas de surprise à ce niveau là ! Evidemment le parc d’attraction est génial mais forcément il va y avoir un pépin (un gros vu la taille du dino). Un bel aventurier musculeux (Chris Pratt) va alors servir de médiateur pour éviter que les dinosaures n’en viennent à faire plus ample connaissance avec les touristes.

On commence donc le film en terrain connu et on prend plaisir à redécouvrir ce que 20 ans d’évolution technique a permis visuellement. Les dinosaures sont impressionnants, le spectacle est au rendez-vous (je ne l’ai pas vu en 3D mais j’imagine assez bien le résultat). L’action est assez vite présente et on perd très peu de temps en formalités. Très vite, les ennuis commencent et on retrouve ce qu’on est venu chercher : la montée de la panique générale suite à la fugue d’un méchant dinosaure. Et ça, si on en croit les statistiques, ça marche encore très fort !

Le dresseur de vélociraptors Owen Grady interprété par Chris Pratt
Le dresseur de vélociraptors Owen Grady interprété par Chris Pratt

De multiples clins d’oeil à la trilogie originale

  Une chose très sympathique dans ce film est le nombre de clins d’oeil et de liens avec la trilogie originale. Jurassic World a été construit sur la même île que le Jurassic Park de John Hammond, le milliardaire démesuré. Des ruines du parc « originel » sont traversées par les protagonistes et ça rend le spectateur que je suis nostalgique. D’ailleurs, je ne suis pas le seul puisqu’un des personnages du film (un employé de Jurassic World) a décoré son bureau de nombreuses figurines de dinosaures et arbore fièrement le t-shirt représentant l’affiche du tout premier Jurassic Park. Ce genre de clin d’oeil resitue la place du film par rapport à ce qui a déjà été fait et, personnellement, je trouve ça assez sport.

Omar Sy, l’infiltré français

  A l’instar de Jean Dujardin, Omar Sy, qui a déjà endossé un rôle de mutant dans le dernier X-Men, s’incruste parfaitement dans le paysage du film. Sa première apparition a provoqué un léger rire de la part du public mais le rôle qui a été le sien dans ce film était parfaitement ajusté : pas trop important dans l’histoire mais pas au point d’être minable, voire inutile. C’est appréciable de voir un Français à sa juste place dans un si gros film américain, surtout dans le rôle d’un « gentil ».

Omar Sy, le français infiltré
Omar Sy, le français infiltré

Une critique de l’utilitarisme

  A ce stade, vous avez lu ce sous titre et vous pensez que je déraille. Que nenni ! Je suis très sérieux et je vais vous expliquer pourquoi ! La gestionnaire exécutive de Jurassic World, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard), est obnubilée par le renouvellement constant du parc. En clair, elle ne pense qu’à attirer encore plus de touristes, skotchée à ses chiffres et ses indices de satisfaction. Elle laisse donc au laboratoire de recherche le soin de créer une créature comme on crée une nouvelle attraction. Le problème c’est qu’elle en oublie le côté animal et sauvage de cette nouvelle « attraction » et c’est à ce moment là que ça part en sucette.

D’un autre côté Vic Hoskinsle, chef de la sécurité du parc, rêve d’employer les vélociraptors à des fins militaires (voyant qu’Owen Grady commence à tenter de les dresser). Il tourne autour de l’enclos de ces dinosaures en attendant la première occasion pour mener ses projets à bien (ou à mal). Lui aussi oublie complètement le côté sauvage et imprévisible de ces crétatures. En cela, ces deux personnages incarnent de manière caricaturale la volonté du progrès effréné sans aucun recul. Il est vrai que ce genre de personnage est présent dans de nombreux films mais cet aspect m’a vraiment sauté aux yeux dès les premiers instants.

"Houston on a un problème ! ..."
« Houston on a un problème ! … »

Conclusion

  En partant du postulat que l’histoire ne nous surprendra pas, on passe un moment divertissant en appréciant l’action proposée par nos amis les dinosaures. La beauté du film réside dans sa qualité graphique sans que les effets spéciaux ne prennent une place gênante dans le déroulement de l’histoire (je pense fort à Transformers 4 en écrivant ces lignes …). Le film vaut donc le coup mais n’attendez pas d’être surpris.

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