Bilbo le Hobbit, le personnage principal
Bilbo le Hobbit, le personnage principal

Il y a maintenant un mois et demi, sortait en salle « Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées« . Je sais, ça fait un bon moment déjà ! Seulement il y a un mois et demi, je ne devais pas faire un article sur ce film : je n’aurais trouvé que des banalités à dire sur une fin de trilogie épique digne d’un Peter Jackson au sommet de sa forme. Et pourtant !

Le film commence logiquement avec la bataille de Lacville ainsi que sa destruction par le très réussi dragon Smaug. Si on considère que les scènes complètement « WHAT THE FUCK ?! » avec Barde s’intègrent convenablement à l’hisoire, on passe un bon moment immersif et très intense dès le premier quart d’heure. S’en suit la folie montante et pathologique de Thorin Ecu de Chêne qui pète un boulon dès qu’on prononce le mot Arkenstone. Ce petit nabot hystérique nous fait presque oublier Gollum et « son précieux » qui passe subitement pour un vulgaire bijou en toc. Mais bref ! Comme si ça ne suffisait pas, des elfes susceptibles débarquent par légions pour le seul et unique motif que le roi Tranduil « convoite des pierres précieuses sous cette montagne ». On notera au passage que ce gars est dangereux car vu la quantité d’elfes qu’il mobilise pour aller récupérer 3 cailloux à 13 nains, on se dit que Tranduil est à peu près aussi fou que Thorin. Finalement, on en vient très vite à ce pourquoi nous étions venus : la Bataille des Cinq Armées ! A partir de là, on peut dire que c’est un beau merdier ! En plus des Nains et des Elfes paranos prêts à se mettre sur la tronche, arrivent les cousins des Nains (dont le chef chevauche un sanglier aussi gros que lui) ainsi que des hordes d’Orques qui débarquent après avoir embauché les foreuses utilisées pour creuser le tunnel sous la Manche (les Mangeterre comme ils disent !). En y réfléchissant deux secondes (et avec un poil de mauvaise foi) les « Mangeterre » auraient pu creuser un kilomètre de plus pour débarquer les Orques directement dans Erebor ! Mais bon, c’était trop simple scénaristiquement alors …

Barde, un archer peu commun ...
Barde, un archer peu commun …

Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, c’est à ce moment là du film que j’ai commencé à profondément m’ennuyer. Tous les plans qui ont suivi m’ont laissé sans voix. Entre le retour à la réalité très mal fait de Thorin, les scènes burlesques inutiles du conseiller de Lacville (lui aussi inutile d’ailleurs), le slow motion à 1.000.000$ de Legolas, l’inexistence de la bataille principale au profit exclusif des règlements de compte Orques / Nains, la crise d’ado de Tauriel, l’n-ième appel des Aigles (qui une fois de plus résout tous les problèmes) et la disparition pure et simple de Barde à 30 minutes de la fin, on s’ennuie et on désespère à chaque minute.

Très franchement, j’ai bien accueilli les deux premiers volets de cette trilogie du « Hobbit » qui, selon moi, collaient encore à l’univers qu’on avait connu dans la trilogie « originale ». « La désolation de Smaug » m’avait agréablement surpris notamment grâce à la fantastique apparition du personnage de Smaug, charismatique et graphiquement très réussi. Mais là ! On coupe définitivement les liens qui subsistaient avec « Le Seigneur de Anneaux ». Malheureusement, on tombe dans le blockbuster classique et attendu avec beaucoup d’effets spéciaux et peu de scénario. Pour être tout à fait honnête, j’ai néanmoins trouvé que le combat final Thorin / Azog tenait la route tout comme l’affrontement entre tous les personnages surpuissants de la Terre du Milieu au début du film. D’ailleurs, je me suis renseigné (n’ayant pas lu le livre) et il est vrai que cette scène ne possède pas de suite racontée dans l’histoire originale. Remarquez tout de même que Peter Jackson prend des libertés scénaristiques discutables (comme Tauriel et Legolas) alors pourquoi ne pas en prendre une utile pour une fois ? Un combat Sauron / Saroumane m’aurait au moins diverti !

Le nain Thorin, Ecu de Chênes
Le nain Thorin, Ecu de Chênes

Je ne tiens pas à faire plus long car j’ai déjà tout dit. En guise de conclusion, je vous conseille d’aller lire cet article écrit par « Un odieux connard » (c’est son nom) qui va beaucoup plus loin que moi et qui a le mérite d’être particulièrement drôle.

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