Cooper et sa fille, Murphy
Cooper et sa fille, Murphy

J’adore les films de Christopher Nolan. Je suis donc naturellement allé voir à quoi ressemblait Interstellar, en essayant d’éviter le spoil intergalactique de la Toile. Ne craignez pas trop de spoil dans cet article vu que j’ai décroché intellectuellement à 20 minutes de la fin (là où arrivent les éléments de compréhension du film …) ! Tout d’abord, je tiens à dire que c’est un très beau film. Les effets spéciaux sont au rendez vous et les images de l’espace dépotent un maximum ! Ah oui, pour ceux qui n’auraient pas lu le synopsis, l’humanité est menacée et doit trouver le moyen de s’en sortir. Deux manières d’y parvenir sont alors proposées : résoudre « l’équation de la gravité » ou bien aller coloniser un monde favorable à la vie humaine dans l’univers en voyageant à travers un « trou de ver » apparu aux abords de Saturne de manière … étrange.

La première possibilité révèle une petite incohérence scientifique mais après tout, pourquoi pas. La science aurait pu avancer considérablement au vu du contexte. La deuxième possibilité constitue la majorité du film où Matthew McConaughey interprète Cooper, le personnage principal. Il est accompagné dans cette mission de trois autres astronautes dont Amelia Brand jouée par Anne Hathaway. Je souligne la performance des acteurs notamment dans les scènes suivantes : – la séparation entre Cooper et sa fille Murphy avant qu’il parte dans l’espace ; – les 23 ans de messages que Cooper découvre après avoir passé quelques heures sur une planète où la relativité du temps fait s’écouler plusieurs années sur Terre. Le personnage principal voit alors la vie de son fils défiler en seulement 2 minutes (graduation, mariage, naissance de son fils, divorce). Le jeu de Matthew McConaughey accentue la violence de la scène. L’apparition de Matt Damon n’est pas très pertinente selon moi car on voit plus l’acteur que le personnage qu’il interprète (Mann).

L'équipe en pleine exploration
L’équipe en pleine exploration

Plus globalement, Christopher Nolan propose une vision de l’apocalypse assez peu conventionnelle dans les films « catastrophe ». L’extinction de l’humanité est montrée comme silencieuse et reste non moins brutale. Les populations souffrent de maladies provoquées par les tempêtes de poussière. De plus, le métier d’agriculteur est favorisé car l’humanité fait face à une crise alimentaire mondiale. Les problématiques soulevées ouvrent des débats intéressants sur la condition humaine avec la résignation vis-à-vis d’une situation catastrophique face au refus de la fatalité ou encore l’instinct de survie de l’Homme lors de la bagarre entre Mann et Cooper.

L’ambiance est très immersive est certains plans de caméras m’ont rappellé un film (Appollo 13) retraçant la mission Appollo 13. La musique signée Hans Zimmer est présente pour participer à cette immersion. Néanmoins, le son est parfois trop fort et, à titre absolument personnel, ça n’est pas la meilleure BO de cet excellent compositeur.

En conclusion, Interstellar est un très bon film de Christopher Nolan. Je ne vous cache pas qu’il n’arrive pas à la hauteur d’Inception même si ça n’est pas tellement le même registre. Je pense enfin qu’il faudrait revoir le film 1 ou 2 fois pour en comprendre toutes les subtilités.

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